Toxine botulique : les indications s’étendent

« Ce qui fait la différence entre un poison et un médicament, c’est la dose »

L’utilisation de la toxine botulinique pour prévenir et atténuer les rides du visage est le mérite d’un couple d’ophtalmologues canadiens, Jean et Alastair Carruthers, qui ont un vu un grand intérêt dans l’usage de cette substance pour décontracter non seulement certains muscles de l’oeil, mais aussi des muscles de la mimique.

Depuis lors, ce médicament a montré son utilité dans le traitement de contractures musculaires sévères, dans la correction d’asymétries du visage après des accidents vasculaires cérébraux (« attaques cérébrales », ictus), dans le contrôle de la transpiration excessive axillaire, dans le traitement de certaines migraines de tension et, plus récemment, dans le traitement des vessies hyperactives :

Du botox contre l’incontinence urinaire
Corpus – RTS La 1ère
Mardi 14 janvier 2014

La toxine botulique soigne certaines formes d’incontinence urinaire.

Célèbre pour ses vertus esthétiques, la toxine botulique soigne également certaines formes d’incontinence urinaire. Swissmedic a récemment donné son aval à l’utilisation du botox pour le traitement des vessies hyperactives.

Invitée : Brigitte Schurch, médecin adjoint au Service de neuropsychologie

Source Corpus – RTS La 1ère

La toxine botulique, communément appelée « botox », illustre de manière exemplaire l’observation de Paracelse, médecin et toxicologue pionnier du XVIe siècle, et son aphorisme célèbre :
« Alle Dinge sind Gift, und nichts ohne Gift; allein die Dosis macht das ein Ding kein Gift ist. »
« Toutes les choses sont poison, et rien n’est sans poison ; seule la dose détermine ce qui n’est pas un poison. »
Ou, autrement dit : « ce qui fait la différence entre un poison et un médicament, c’est la dose ».

Cela signifie que des substances souvent considérées comme toxiques peuvent être anodines ou même bénéfiques à petites doses ; inversement, une substance en principe inoffensive comme l’eau peut s’avérer mortelle si on l’absorbe en trop grande quantité. Paracelse a vu que le mercure soigne la syphilis, mais, mal dosé, tue.
Paracelse – Wikipédia

Les vertus et les possibilités d’utilisation de la toxine botulique, lorsqu’utilisée en doses minimes et de manière ciblée, n’ont probablement pas fini de nous étonner.