Antidouleurs nouvelle génération

Les utilisations de la toxine botulinique en médecine s’étendent
En témoigne cet article récent publié dans le journal Capital Santé 09 Hiver 2014.

Les traitements antidouleur médicamenteux aux effets secondaires indésirables n’ont plus la cote. Médecins et patients optent pour le Botox®, les patchs ou la régulation de la microcirculation.

Le Botox®, une arme contre la migraine chronique

Par le Dr Silke Abaza, médecin chef en thérapie interventionnelle de la douleur, Centre de la tête, Schmerzklinik, Bâle

Les patients souffrant de migraines chroniques présentent plus souvent des affections secondaires que les personnes atteintes de céphalées épisodiques (provisoires). Les premiers sont en effet plus souvent atteints de dépression, de troubles anxieux, de surpoids, d’hypertension, de surconsommation de médicaments et de troubles du sommeil.
La migraine chronique est une maladie incurable et jusqu’à présent on peut seulement en prévenir les crises et soulager la douleur.

Bloquant la libération du neurotransmetteur acétylcholine, le Botox® procure un effet myorelaxant.

Souvent accompagnée de nausées, de vomissements, d’hypersensibilité au bruit ou à la lumière et d’un état dépressif, elle a des répercussions significatives sur la qualité de la vie. Les malades n’ont par conséquent pas d’autre choix que de prendre des traitements médicamenteux, en permanence.

La Toxine botulique dans sa forme diluée, plus connue sous le nom de Botox®, est employée depuis de nombreuses années pour traiter des pathologies neurologiques, pour résoudre des problèmes de contraction ou de spasticité musculaires ou pour traiter certains troubles moteurs.
Toutefois, le traitement esthétique des rides d’expression a permis de découvrir, également de manière incidente, la capacité de cette substance à atténuer les symptômes des patients migraineux.

Bloquant la libération du neurotransmetteur acétylcholine, le Botox® procure un effet myorelaxant (qui détend les muscles). Il inhibe, en outre, d’autres médiateurs aux effets inflammatoires, auteurs d’épisodes très douloureux. Le Botox® n’agit pas contre une douleur aiguë, mais il empêche l’hypersensibilité et protège le système nerveux contre les crises de migraine récurrentes.

Pour un traitement local, 100 à 155 unités de Botox® sont injectées dans les 31 points précisément définis et situés dans les muscles de la tête, du cou et du visage.

Le traitement régulier au Botox® s’avère efficace pour lutter à long terme contre la migraine chronique, car, faute de pouvoir la guérir totalement, il est cependant capable de la transformer en une forme épisodique et par conséquent de la changer le quotidien du malade.

Le Botox® a permis d’élargir le spectre thérapeutique de la migraine chronique et celui de la prévention des céphalées en particulier, par un moyen thérapeutique efficace et bien toléré. Je souhaiterais ici par ailleurs mentionner que dans certains cas, le traitement au Botox® des névralgies faciales et du bruxisme donne aussi de très bons résultats.

Source : L’AGEFI Capital Santé

La cosméceutique, entre cosmétique et pharmaceutique

Mediaplanet
Beauté et Esthétique
N°2 septembre 2013

Beaucoup d’entre-nous courent après une peau belle et saine. Aujourd’hui, la science nous permet d’accéder à ce rêve.

Les dernières innovations techniques en matière de soins de la peau ont permis l’apparition d’un nouveau type de produits misant sur des formules complexes et très efficaces. Explications avec Mme Phuong Tran qui a fondé, avec le dermatologue Daniel Perrenoud, la société Lasera, un centre de traitements laser ainsi que de soins dermato-esthétiques et anti-âge à Lausanne.

Quelle est la différence entre les cosmétiques classiques et la cosméceutique?

Les premiers ont davantage une approche centrée sur le bien-être, que sur le médical. Leur fonction principale est d’hydrater, de masquer les défauts et de nettoyer la peau au quotidien. La composante marketing et l’emballage y sont très importants.Dans la cosméceutique, au contraire, l’emballage est sobre et toute l’attention est orientée sur l’efficacité du produit. D’ailleurs, chaque traitement ou cocktail de soins est individualisé et doit être supervisé par un spécialiste afin de maximiser l’impact.

Pour quelles problématiques les produits cosméceutiques peuvent-ils être particulièrement efficaces?

Les taches, les rides, les dommages liés au soleil sont des indications de choix des cosméceutiques. Les substances sont d’autant plus efficaces qu’il est possible d’appliquer jusqu’à cinq produits différents simultanément. Les antioxydants A C E ou l’acide hyaluronique sont des ingrédients classiques de la cosméceutique, qui ont fait leurs preuves. Le choix des ingrédients, leur concentration et leur combinaison sont essentiels à leur efficacité. Ils peuvent être associés à des traitements laser doux, dont ils augmentent la tolérance et les bénéfices.

A qui faut-il s’adresser?

De manière générale, il faut absolument éviter de commander des produits cosméceutiques par internet ou de s’en procurer dans un commerce douteux. Il y a risque de faux produits, d’inefficacité voire de toxicité. La qualité de la production, celle du transport et du stockage des produits à haute technicité sont essentielles à leur efficacité et à leur innocuité. Il en va de même de leur bon usage. Un dermatologue formé à ces nouvelles techniques ou un pharmacien spécialisé sont donc les conseillers et fournisseurs idéaux.

QUENTIN HONSBERGER
redaction.ch@mediaplanet.com

Source  beauteesthetique.ch

Sauvez vote peau – Edelweiss – 4 du 15 mai 2013

Adoré, parfois diabolisé, le soleil reste un ami qui nous veut du bien. Bon pour le moral, il est aussi utile pour synthétiser la vitamine D, précieuse contre la fragilité osseuse. Et puis il nous rend belles. À condition de dorer et non de brûler!

Par Marie-France Rigataux
photographie Marianna Sanvito

Quatre réflexes solaires

Le retour des beaux jours, après un hiver long et pénible, nous fait perdre la tête. En quête du moindre rayon, nous en oublions les plus élémentaires précautions. Alors que UVA et UVB nous poursuivent dès que nous sommes dehors, nous agissons comme si les produits solaires n’étaient réservés qu’aux vacances et à la plage. Idées reçues et méconnaissances sont en cause. Compléments alimentaires, filtres, taches, indices, quatre sujets à maîtriser pour ne pas se griller la peau.

Préparer sa peau avec un complément-écran

Facteur de stress oxydatif provoquant une diminution du système immunitaire (les caroténoïdes présents dans la peau voient leur pourcentage chuter de 50% lors d’une exposition), le soleil nécessite une supplémentation en antioxydant. Généralement considérés comme des boosters de teint – grâce au bêtacarotène qu’ils renferment – les tout derniers compléments solaires sont avant tout d’efficaces boucliers. À l’instar d’Innéov Sensibilité Solaire, riche d’un ferment lactique en forte concentration, qui accélère la régénération des défenses cellulaires de la peau, la plupart de ces compléments renferment du lycopène, parfois de la lutéine chargée de diminuer le risque de problèmes oculaires. C’est le cas, notamment chez Oenobiol et Lierac. Directrice de projet dans le département recherche et développement de L’Oréal, Isabelle Castiel-Higounenc précise que l’utilisation quotidienne d’Innéov Sensibilité Solaire deux mois avant une exposition soutenue fait passer de dix jours à quatre jours seulement la durée de réparation de la peau. «On réactive ainsi les cellules de Langerhans, essentielles dans cette régénération.» Tout dernier produit de la recherche L’Oréal-Nestlé, Innéov Soleil Intensif Antiox, dopé en un extrait de fruits qui neutralise les radicaux libres, en vitamine E et en bêtacarotène, favorise dans l’épiderme la production de mélanine, ce précieux pigment qui nous protège. À limiter aux semaines qui précèdent le départ et durant l’exposition, le complément peut aussi servir à prolonger le bronzage.

Se protéger avec un filtre, minéral ou synthétique

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The New DinerScope, printemps / été 2013

Texte Chantal-Anne Jacot
Photos artran@gmail.com

À Lausanne, « Lasera », le centre de beauté exclusif des soins esthétiques, est dirigé par le Dr Daniel Perrenoud, Spéc. FMH dermatologie et vénéréologie laserthérapie de la peau et des muqueuses et par Phuong Tran, chimiste cosméticienne et laserthérapeute. Dans ce cabinet sobre, épuré et apaisant, le professionnalisme est de rigueur pour répondre aux attentes d’une clientèle exigeante et fidèle. Entrons dans le monde de la beauté.

La beauté doit être traitée avec le plus grand respect. Au fil du temps, ridules et signes de l’âge atténuent la jeunesse de la peau et l’envie de rafraîchir l’apparence d’un visage naît. Au sein de « Lasera » les meilleures techniques actuelles et avant-gardistes en matière de rajeunissement cutané sont proposées. Le suivi médical est assuré en considérant l’estime de chaque individu dans sa parfaite intégrité personnelle et physique.

Chaque être humain possède en lui une beauté qui transparaît au travers d’une morphologie authentique. Consultant pour plusieurs firmes cosmétiques de réputation internationale, doté d’une expérience en dermatologie de plus de 20 ans, le Dr Daniel Perrenoud, médecin diplômé de la Faculté de Lausanne en dermatologie et vénérologie a créé, en automne 2006, un espace spécialement dédié à l’esthétique et aux traitements anti-âge qu’il pratique sans avoir recours à la chirurgie. Pendant plus d’une quinzaine d’années, il a occupé les fonctions d’interne, de chef de clinique et de médecin associé dans plu- sieurs établissements hospitaliers universitaires (Lausanne, Genève, Bruxelles, Leuven, Amersham).

L’esthétique haute couture sur-mesure

Se basant sur une analyse très attentive des desiderata de ses patients, le Dr Daniel Perrenoud les écoute attentivement afin de comprendre leur ressenti et leurs besoins en fonction de l’état cutané de leur peau. Ensuite, les diverses opportunités thérapeutiques qu’elles soient isolées ou combinées peuvent être délibérées et suivies.

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De la toxine botulique pour les hommes ?

Lasera combine les traitements laser avec les injections de toxine botulique et de gels d’acide hyaluronique pour des résultats harmonieux et prolongés.

RTS.ch – Mise au Point – On se déride
14 octobre 2012

De plus en plus d’hommes sont férus de toxine botulique et de soin esthétique lissant. Qu’ils soient patrons d’entreprise comme l’ancien champion de natation Dano Halsall ou simples employés, les mâles assument ces interventions qui leur redonne un coup de jeune dans un monde toujours plus compétitif.

Source RTS.ch On se déride

Le Soleil, oui, mais en toute impunité !

AMAVITA, magazine Emotion été 2011
Par le Docteur Daniel Perrenoud, dermatologue, Lausanne

Contrairement à ce que l’on pu croire il y a une cinquantaine d’années où seuls les UVB étaient réputés dangereux, il n’y a pas de bronzage sans risque. De fait, le bronzage peut être défini comme étant la manifestation visible d’une réaction de défense de notre organisme contre l’agression des rayons ultraviolets.

L’exposition solaire régulière est le premier facteur environnemental dans l’accélération du vieillissement de la peau. Pour s’en convaincre, il suffit d’observer, chez des personnes de cinquante ans et plus, les différences de couleur, de texture et de relief (rides) entre les zones très exposées au soleil, comme le visage et le dos des mains, et les zones généralement couvertes par les vêtements. On constate souvent un contraste entre la qualité de la peau du visage et celle du décolleté et du haut du dos, où taches pigmentaires, rougeurs et ridules s’étalent sur les régions les plus découvertes en été. On peut y voir la démonstration de l’efficacité des écrans solaires et des particules minérales présentes dans les crèmes de jour appliquée au quotidien sur le visage, mais rarement sur le décolleté et le dos. Au long cours, les soins cosmétiques et la protection anti-UV sont donc à l’évidence efficaces et indispensables pour préserver la qualité de la peau.

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Bronzage et grains de beauté

Amavita magazine, été 2010
Par le Docteur Daniel Perrenoud, spécialiste FMH en dermatologie et vénérologie (Lausanne)

L’été approchent et avec lui reviennent nos interrogations sur la dangerosité de nos taches pigmentaires… Si, grâce aux campagnes de prévention du mélanome, nous sommes de plus en plus conscients des conséquences néfastes du soleil sur la peau, il reste difficile pour tout un chacun de faire la différence entre grain de beauté bénin et cancer cutané. Des mises au point régulières sont donc utiles pour apaiser les angoisses sans minimiser la nécessité de la détection précoce des tumeurs.

Le mélanome se présente généralement comme une tache brune et noirâtre, parfois bigarrée, d’abord plane, qui s’étale à la surface de la peau, puis s’épaissit au cours des mois et des années. Comme la plupart des tumeurs cutanées, elle est souvent indolore. La croissance des cancers étant par nature anarchique, le mélanome a une forme asymétrique, des bords mal délimités, d’aspect souvent déchiqueté. Sa couleur est inhomogène, le noir ou le brun foncé dominent et il montre une propension à s’étaler en surface, avant de s’épaissir puis de s’étendre en profondeur.
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Soft-Lifting et remodelage des contours du visage

Soft-lifting et remodelage des contours du visage

Amavita magazine, hiver 2010
Par le Docteur Daniel Perrenoud, spécialiste FMH en dermatologie et vénérologie (Lausanne)

Depuis plus de vingt ans, les interventions esthétiques évoluent vers toujours plus de naturel et de préservation de l’individualité des traits. Pressés par leurs contraintes sociales et professionnelles, attirées par l’innocuité et la disponibilité croissantes des techniques non invasives, les consommateurs des soins esthétiques sont régulièrement plus nombreux. Aujourd’hui, la demande n’est pas tant la recherche de la jeunesse et de la beauté éternelles que celle d’une retouche des traits vers une apparence plaisante, non stéréotypée.

Bien que les techniques chirurgicales lourdes, qui modifient de manière spectaculaire et subite l’apparence, aient été abandonnées par la plupart des chirurgiens-plasticiens, le souvenir des visages à la peau tendue sur les os des premiers liftings a marqué les esprits. Cette image caricaturale et disharmonieuse d’une simili-jeunesse du visage, qui contrastait avec l’aspect du décolleté et des mains, conduit encore aujourd’hui les patients à préciser ce qu’ils ne souhaitent pas, tout en énumérant leurs désirs d’amélioration et de préservation d’une apparence plaisante.

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