Il n’existe pas de traitement universel, adaptable à tous les types de peau, aux problèmes des dommages induits par le soleil. Pour le dermatologue, l’examen de la peau passe systématiquement par le dépistage des lésions précancéreuses et cancéreuses. En l’absence de lésion préoccupante, les rides et ridules, la pigmentation, l’élasticité et l’hydratation cutanées sont analysées. En cas de dommage diffus, les lasers fractionnés qui engendrent un renouvellement en profondeur de la peau sont d’une grande efficacité. Une seule session peut permettre un effet spectaculaire et durable. Il s’agit de techniques ambulatoires, qui ne nécessitent pas d’anesthésie autre que par crème. En comparaison aux classiques lasers de «resurfacing», qui induisent une forme de ponçage homogène de toute la surface de la peau, les risques sont nettement diminués et la vitesse de cicatrisation fortement accélérée. Néanmoins, selon la technique employée, une éviction sociale jusqu’à une semaine peut être nécessaire.
Continue reading
Le Soleil, oui, mais en toute impunité !
AMAVITA, magazine Emotion été 2011
Par le Docteur Daniel Perrenoud, dermatologue, Lausanne
Contrairement à ce que l’on pu croire il y a une cinquantaine d’années où seuls les UVB étaient réputés dangereux, il n’y a pas de bronzage sans risque. De fait, le bronzage peut être défini comme étant la manifestation visible d’une réaction de défense de notre organisme contre l’agression des rayons ultraviolets.
L’exposition solaire régulière est le premier facteur environnemental dans l’accélération du vieillissement de la peau. Pour s’en convaincre, il suffit d’observer, chez des personnes de cinquante ans et plus, les différences de couleur, de texture et de relief (rides) entre les zones très exposées au soleil, comme le visage et le dos des mains, et les zones généralement couvertes par les vêtements. On constate souvent un contraste entre la qualité de la peau du visage et celle du décolleté et du haut du dos, où taches pigmentaires, rougeurs et ridules s’étalent sur les régions les plus découvertes en été. On peut y voir la démonstration de l’efficacité des écrans solaires et des particules minérales présentes dans les crèmes de jour appliquée au quotidien sur le visage, mais rarement sur le décolleté et le dos. Au long cours, les soins cosmétiques et la protection anti-UV sont donc à l’évidence efficaces et indispensables pour préserver la qualité de la peau.
Continue reading
Protégé : Documentaire sur la toxine botulique
Bronzage et grains de beauté
Amavita magazine, été 2010
Par le Docteur Daniel Perrenoud, spécialiste FMH en dermatologie et vénérologie (Lausanne)
L’été approchent et avec lui reviennent nos interrogations sur la dangerosité de nos taches pigmentaires… Si, grâce aux campagnes de prévention du mélanome, nous sommes de plus en plus conscients des conséquences néfastes du soleil sur la peau, il reste difficile pour tout un chacun de faire la différence entre grain de beauté bénin et cancer cutané. Des mises au point régulières sont donc utiles pour apaiser les angoisses sans minimiser la nécessité de la détection précoce des tumeurs.
Le mélanome se présente généralement comme une tache brune et noirâtre, parfois bigarrée, d’abord plane, qui s’étale à la surface de la peau, puis s’épaissit au cours des mois et des années. Comme la plupart des tumeurs cutanées, elle est souvent indolore. La croissance des cancers étant par nature anarchique, le mélanome a une forme asymétrique, des bords mal délimités, d’aspect souvent déchiqueté. Sa couleur est inhomogène, le noir ou le brun foncé dominent et il montre une propension à s’étaler en surface, avant de s’épaissir puis de s’étendre en profondeur.
Continue reading
Soft-lifting et remodelage des contours du visage
Amavita magazine, hiver 2010
Par le Docteur Daniel Perrenoud, spécialiste FMH en dermatologie et vénérologie (Lausanne)
Depuis plus de vingt ans, les interventions esthétiques évoluent vers toujours plus de naturel et de préservation de l’individualité des traits. Pressés par leurs contraintes sociales et professionnelles, attirées par l’innocuité et la disponibilité croissantes des techniques non invasives, les consommateurs des soins esthétiques sont régulièrement plus nombreux. Aujourd’hui, la demande n’est pas tant la recherche de la jeunesse et de la beauté éternelles que celle d’une retouche des traits vers une apparence plaisante, non stéréotypée.
Bien que les techniques chirurgicales lourdes, qui modifient de manière spectaculaire et subite l’apparence, aient été abandonnées par la plupart des chirurgiens-plasticiens, le souvenir des visages à la peau tendue sur les os des premiers liftings a marqué les esprits. Cette image caricaturale et disharmonieuse d’une simili-jeunesse du visage, qui contrastait avec l’aspect du décolleté et des mains, conduit encore aujourd’hui les patients à préciser ce qu’ils ne souhaitent pas, tout en énumérant leurs désirs d’amélioration et de préservation d’une apparence plaisante.
Continue reading
Cicatrices, en réduire l’apparence avec la médecine esthétique
Amavita magazine, aout 2010
Par le docteur Daniel Perrenoud, spécialiste FMH en dermatologie et vénérologie (Lausanne)
Une cicatrice évoque le plus souvent, pour celui ou celle qui la porte, non seulement un mauvais souvenir, mais également une source de mal-être, soit qu’elle soit douloureuse, socialement invalidante ou vecteur de gêne face au regard des autres… Heureusement, la médecine esthétique dispose aujourd’hui de méthodes efficaces pour réduire l’apparence des marques récentes ou anciennes. Mais quelles sont ces méthodes et quels résultats peut-on en attendre?
La cicatrisation est un processus de réparation naturel qui vise à restaurer dans son intégralité un tissu endommagé. Lorsque tout se déroule bien, à la fin du processus, la marque de l’accident initial est pratiquement invisible et l’organe réparé retrouve toute sa fonctionnalité. Il n’en va cependant pas toujours ainsi, et la peau conserve parfois les marques des incidents, mineurs ou majeurs, qui ponctuent son existence. Mais, heureusement, la médecine et la chirurgie esthétiques peuvent réduire les cicatrices disgracieuses par de nombreuses techniques qui doivent souvent être combinées pour obtenir les meilleurs résultats.
Continue reading
Quand le soleil nous donne des boutons
Véronique Kipfer – le 18 avril 2010, Le Matin
De plus en plus d’amateurs de bronzette sont victimes d’allergies solaires. Parfois pour le restant de leurs jours.
On a bien compris qu’il n’est plus possible de bronzer sans risquer le mélanome. Mais quand on se retrouve déjà couvert de boutons qui démangent – voire de cloques – après une brève exposition au soleil, c’est rageant. C’est pourtant ce qui arrive à toujours plus de monde, et ce dès les premiers beaux jours. Le point avec le Dr Daniel Perrenoud, dermatologue à Lausanne.
Continue reading
Une maladie qui fait rougir…
Propos recueillis par Martine Pavia/TLC-ATC.com
Avec le Dr Daniel Perrenoud, dermatologue.
Gêne physique, embarras psychologique, méconnaissance de ce spectre d’affection qui touche le visage, la rosacée et son corollaire la couperose font souvent souffrir en silence celles et ceux qui en sont atteints. À tort, car il est possible d’en contrôler l’évolution tout en corrigeant efficacement et durablement les rougeurs. Décryptage et conseils avec le Dr Daniel Perrenoud.
Mise au point
Vous avez des rougeurs sur les joues, des bouffées de chaleur en cas de changement de température brutal ou d’émotions intenses, des boutons rouges ou blancs ? Sans doute souffrez-vous de rosacée ou de couperose sans le savoir, à l’instar de Clint Eastwood, Renée Zellwegger et autres célébrités qui n’hésitent pas à parler publiquement de ces affections pour mieux vaincre les idées reçues qui circulent à leur sujet. Car, trop souvent encore, le sentiment prévaut qu’une personne atteinte de rougeurs est une menteuse qui a une mauvaise hygiène de vie, liée à une consommation d’alcool excessive. Eh bien non, qu’on se le dise, un teint rouge n’est pas lié à l’alcoolisme, comme le souligne le Dr Daniel Perrenoud, « la dilatation des réseaux sanguins du visage apparaît de manière indépendante de l’alcool, mais il est vrai que l’absorption momentanée de quantités minimes d’alcool va aggraver la pathologie ».
La couperose, comment réduire les risques et comment la traiter ?
Amavita magazine, février 2010
Par le docteur Daniel Perrenoud, spécialiste FMH en dermatologie et vénérologie (Lausanne)
La couperose est définie par une rougeur diffuse du visage et par la présence de fins vaisseaux sanguins superficiels dilatés. Les joues et le nez sont particulièrement touchés. La limite entre le normal et le pathologique n’est pas stricte: elle est influencée par des facteurs sociaux et géographiques. Ainsi, la présence d’une discrète couperose chez des personnes ayant longtemps eu des activités de plein air et vivant à la montagne est souvent perçue comme normale.
La couperose s’installe généralement de manière très progressive au fil des années. Elle est indolore et ne démange pas. Par contre, elle s’accompagne d’épisodes subits de rougeur intense avec sensation de bouffée de chaleur au visage. Ces éruptions peuvent être très inconfortables socialement. Elles sont déclenchées par des circonstances banales, comme l’exposition au soleil, l’exercice physique, les émotions fortes, la consommation de mets chauds ou épicés, ou encore de boissons alcoolisées, même en très faible quantité.
épilation – lasers et lampes flash
Les lasers et les lampes flash, ou lumières intenses pulsées, sont tous deux des techniques à base de lumière intense. Leur action est basée sur leur effet sélectif sur le pigment des poils, qui absorbe l’énergie lumineuse et la transforme en chaleur. Si cette dernière est suffisamment élevée, les cellules responsables du renouvellement des poils sont détruites de manière définitive.
L’efficacité et la sécurité des sources de lumière utilisées pour l’épilation durable dépendent principalement de leur spécificité d’action, de leur pénétration en profondeur et du refroidissement simultané des couches superficielles de la peau. De nos jours, divers types de lasers et de lampes flash ont une efficacité comparable s’ils sont utilisés à bon escient. D’une manière générale, les lampes flashs ne sont pas adaptées aux peaux foncées sur lesquelles elles risquent d’engendrer de sévères brûlures.







